[./index.html]
[./notre-gpe.html]
[./louveteaux.html]
[./eclais.html]
[./pico.html]
[./chefs.html]
[./calendrier.html]
[./mvt-scout.html]
[./mvt-scout.html]
[./scoutisme-suisse.html]
[./historique.html]
[./photos.html]
[./boutique.html]
[http://www.facebook.com/home.php#!/Scouts.Leytron?sk=app_2373072738]
[./contacts.html]
[./liens.html]
[./mvt-scout.html]
[./methode.html]
[./loi.html]
[./relations.html]
[./promesse.html]
[./mvt-scout.html]
[./scoutisme-suisse.html]
[./historique.html]
[Web Creator] [LMSOFT]
Le scoutisme
Baden Powel (B.P.)

Robert Stephenson Smyth Baden-Powell est né le 22 février 1857 à Londres. Il est le 12e enfant d’une famille de 14 et perdit son père à l’âge de 3 ans.

Tout jeune, il fait avec ses 4 grands frères des randonnées à pied ou en bateau à travers l’Angleterre, chassant, pêchant et faisant la cuisine, trouvant son chemin à l’aide des étoiles et dormant sous tente. B.P. apprit donc très tôt à observer la nature, les bêtes et les plantes, la vie en plein air et ses astuces.

« En fait, le premier scoutisme que je fis, consista en escapades lorsque j’étais interne au collège. Je me glissais dans une vraie jungle de broussailles et d’arbustes qui entourait le collège et je tendais des pièges pour les lapins. Si j’en prenais un (ce qui n’arrivait pas toujours) je le dépiautais, le faisais cuire et le mangeais… et je m’en trouvais fort bien ! Ce faisant, j’ai appris à ramper silencieusement et à  me repérer grâce aux points remarquables du terrain, à utiliser du bois mort cassé à l’arbre plutôt que celui à terre ; j’ai su faire un feu minuscule et sans fumée, tel que je ne puis être découvert par quelque

surveillant indiscret ; lorsque celui-ci s’approchait trop, j’avais des mottes humides, toutes prêtes pour étouffer mon feu et masquer l’emplacement tandis que je me hissais de quelques mètres dans un arbre(…) »

A l’âge de 20 ans, il fut envoyé comme sous-lieutenant en Inde, après avoir brillamment réussi son école militaire. Pendant ses loisirs, il s’intéressait particulièrement au travail des « éclaireurs ». Il se rendit compte de leur importance dans les opérations militaires. Son régiment fut ensuite déplacé en Afrique du Sud, où il entra en contact avec des éclaireurs indigènes qu’il admirait beaucoup. Il perfectionna ainsi l’art de l’approche et de l’exploration. Les éclaireurs de l’armée étaient alors choisis un peu au hasard parmi les débrouillards. B.P. eut en charge de former la première patrouille d’éclaireurs selon ses idées.

Ce qui fit la célébrité de B.P., c’est le sauvetage de la petite ville de Mafeking, assiégée pendant la guerre des Boers par des troupes ennemies 4 fois plus nombreuses. Il avait eu l’idée d’employer des jeunes, considérant qu’ils étaient tout à fait capables de réussir une mission, pourvu qu’on leur fasse confiance.

A son retour au pays, il ne put que constater l’ampleur de son triomphe et mit fin à sa carrière militaire, pour créer quelque chose de nouveau, poussé par le succès d’un petit livre, qu’il avait écrit pour les éclaireurs militaires, auprès des jeunes anglais.

« A la fin de ma carrière militaire, je me mis à l’œuvre pour transformer ce qui était un art d’apprendre aux hommes à faire la guerre, en un art d’apprendre aux jeunes à faire la paix. Le scoutisme n’a rien de commun avec les principes militaires. »

C’est alors qu’il organise le premier camp pour des garçons sur l’île de Brownsea en 1907. Il put y tester ses idées d’éducation par le jeu, d’indépendance et de confiance. Après l’immense succès de ce camp, il écrivit un livre pour les jeunes « Scouting for boys », traduit en français sous le titre « Eclaireurs ». Les filles s’intéressaient aussi au scoutisme, et en 1909, elles furent accueillies dans le mouvement sous le nom de « guides ». En 1912, B.P. se maria avec Olave Saint Claire Soames, qui devint Chef-guide mondiale. En 1916 est créée la meute pour les enfants de moins de 12 ans. Le Jamboree de 1920 réunit pour la première fois des scouts de 21 pays et B.P. y fut nommé officiellement « Chef scout mondial ».

Les 2 guerres mondiales

Le déclanchement de la 1re guerre mondiale aurait pu amener l’effondrement du mouvement scout naissant. Mais c’est exactement le contraire qui se produisit.

Le système des patrouilles fait ses preuves : alors que es chefs adultes s’engagent dans l’armée, les chefs de patrouille prennent leur succession. Les jeunes éclaireurs participent à l’effort de guerre de diverses manières, comme messagers, observateurs, pompiers ou ambulanciers. Les scouts marins remplacent les garde-côtes.

L’engagement des scouts pendant le conflit s’inscrit dans une volonté de paix. Leur attitude exemplaire frappe fortement les populations et au sortir de la guerre, l’effectif a augmenté et le scoutisme bénéficie d’une image très favorable dans l’opinion publique.

La Grande Guerre a apporté à B.P. la conviction que le scoutisme devait être développé en un mouvement de jeunes mondial pour défendre la paix par la fraternité et la compréhension réciproques.

Pendant la 2e guerre mondiale, le même scénario se reproduisit et les scouts s’engagèrent à nouveau comme messagers, brancardiers, ainsi que pour le sauvetage des persécutés, l’accueil des réfugiés et dans les mouvements de résistance.

C’est pendant cette guerre que B.P. mourut, le 8 janvier 1941, après s’être retiré au Kenya. Et c’est de là qu’il fit parvenir aux scouts du monde entier son dernier message :

  
Les origines du mouvement scout

Ceci est juste un petit mot d’adieu, pour vous rappeler, quand j’aurai disparu, que vous devez tâcher dans la vie d’être heureux et de rendre les autres heureux. Que cela paraît facile et agréable, n’est-ce pas ? C’est tout d’abord par la bonne action quotidienne que vous apprendrez à apporter le bonheur aux autres. La meilleure manière d’atteindre le bonheur est de le répandre autour de vous.

J’ai eu une vie très heureuse et j’aimerais qu’on puisse en dire autant de chacun de vous. Je crois que Dieu vous a placés dans ce monde pour y être heureux et jouir de a vie. Ce n’est ni la richesse, ni le succès, ni l’indulgence envers soi-même qui créent le bonheur.

L’étude de la nature vous apprendra que Dieu a créé des choses belles et merveilleuses afin que vous en jouissiez. Contentez-vous de ce que vous avez et faites-en le meilleur usage possible. Regardez le beau côté des choses plutôt que le côté sombre. Essayez de laisser ce monde un peu meilleur qu’il ne l’était quand vous y êtes venu et quand l’heure de la mort approchera, vous pourrez mourir heureux, en pensant que vous n’avez pas perdu votre temps et que vous avez fait de votre mieux. Soyez prêts à vivre heureux et à mourir heureux. Soyez toujours fidèles à votre promesse, même quand vous serez adultes.

Que Dieu vous aide.

                                                                           Votre ami

                                                                           Baden-Powell.